La santé connectée

mbotte novembre 5, 2018

Mettre les technologies numériques au service de la santé et du bien-être, telle est la mission de la e-santé ou santé connectée. C’est un enjeu majeur en vue de l’amélioration des soins et de l’accès à ceux-ci. En 2016, 73 millions d’appareils de santé étaient connectés à travers le monde. En 2020, ils seront 161 millions, selon une étude de Grand View Research. C’est pour cela que les industriels et les start-up s’investissent dans la recherche au service de la e-santé.

Les solutions de santé connectée présentes aujourd’hui ont plusieurs fonctions. Premièrement de capter les informations grâce à un dispositif connecté (montre, balance…). Deuxièmement de transmettre les informations récoltées à un professionnel dans le but d’un diagnostic ou d’une surveillance mais aussi de les stocker. Troisièmement, la e-santé peut aussi permettre de traduire les données dans un langage compréhensible pour l’utilisateur. Enfin grâce à ces dispositifs les relations patients/professionnels de la santé sont beaucoup plus rapides et efficaces. A l’heure d’aujourd’hui, selon l’Ipsos, 78% des français sont d’ailleurs favorables à ce partage de données entre professionnels du milieu médical.

Ces technologies permettent de faciliter l’accès aux soins mais surtout de les personnaliser suivant chaque diagnostic ou chaque cas afin de les adapter le mieux possible. Les objectifs de la e-santé sont de mieux soigner et de mieux prévenir dans le but de mieux guérir.

Comment cela se met-il vraiment en application ? Voici quelques exemples de technologies e-santé répandus ou…non !

La plus connue est surement celle-ci : La montre connectée !
Elle peut être utilisée par le plus grand nombre dans une optique de contrôle (exercice physique, poids…) mais elle l’est plus régulièrement chez les malades ou les personnes âgées. En effet la montre connectée permet de mesurer plusieurs paramètres vitaux en temps réel (rythme cardiaque, glycémie…) et d'être connecté en permanence à une plateforme surveillant ces paramètres afin de pouvoir réagir immédiatement en cas de problème.

Dans le même registre nous trouvons aujourd’hui des cyber pilules munies de microprocesseurs qui, elles aussi, mesurent les paramètres vitaux une fois ingérées et les envoient directement au médecin ou sur le smartphone de l’utilisateur. Celles-ci sont aussi capables de délivrer des doses de médicaments au patient.

Dans un contexte médical plus invasif, le pancréas bionique hormonal permet au diabétique de retrouver une autonomie face à la maladie. Deux boîtiers reliés à un smartphone permettent de mesurer le taux de sucre dans le sang puis d’envoyer si besoin une dose d’hormone en cas d'hypoglycémie.

Mais connaît-on les conséquences des ondes que produisent ces dispositifs connectés sur le corps humain ?  Essayons-nous de surveiller et soigner notre corps au détriment d’autres dangers ? Les données personnelles sont-elles vraiment protégées ?  Nous aurons probablement quelques réponses dans les années à venir.

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